Cercle Versaillais de Bridge

 

Histoire brève des 35 premières années
du Cercle Versaillais de Bridge

ANNE BRUNELLE

Anne BRUNELLE - juillet 2020

AVERTISSEMENT

 

Les archives du Cercle Versaillais de Bridge des années 84-99 ont disparu. J’ai dû rédiger ces lignes de mémoire, avec l’aide de quelques amis qui se souviennent.

Je demande donc l’indulgence pour les inévitables erreurs et omissions ; ma mémoire qui était bonne vacille avec le temps. Je voudrais surtout ne froisser personne car je garde de cette époque le souvenir de moments passionnants et je m’en voudrais de gâcher le climat de plaisir et d’amitié qui a toujours régné et qui règne toujours au CVB.

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La fondatrice du Club, Armelle Rougevin-Baville, aînée d’une famille de onze enfants, d’un caractère audacieux et entreprenant, était passionnée de bridge, à une époque où c’était considéré par la plupart des gens comme une agréable occupation de salon. Elle avait compris que ce jeu, pour garder de l’intérêt, doit être compétitif, donc s’exercer dans un club. Or, à Versailles en 1984, aucun n’avait l’heur de lui plaire.

Elle a donc l’idée d’en fonder un, et la voilà à la recherche d’un local vaste et bien situé. Sa chance, et la nôtre, veut qu’à ce même moment l’Ordre des Chevaliers de Malte entreprenne à Porchefontaine la construction d’un centre destiné à leurs activités de bienfaisance, comprenant au premier étage une grande salle bien aérée qu’il leur faudra chercher à rentabiliser ; Armelle saute sur l’occasion.

Un matin de printemps, dès l’aube, elle appelle une de ses plus vieilles amies, moi en l’occurrence : « J’ai un local en vue, m’aiderais-tu à créer mon club de bridge ? – Excellente idée, bien sûr que oui. » Je n’ai pas hésité.

 

Arnold de Longvilliers, responsable de Malte à Versailles et lui-même joueur de bridge, est aussitôt contacté. Il offre de prêter la salle moyennant un don de la moitié des droits de table, ce qui est à la fois optimiste et généreux car nul ne sait encore combien de tables joueront par séance. J’ajoute tout de suite que très vite il n’aura qu’à se réjouir de sa confiance.

HUBERT DE MONVAL

Arnold souhaite que le Colonel de Monval, un officier droit dans ses bottes, nous apporte son expérience d’animateur de club. Hubert, en effet, bridgeur passionné, avait créé ou supervisé un certain nombre de cercles au gré de ses affectations. Armelle et Hubert entreprennent donc de concert les démarches nécessaires. D’abord auprès de la Préfecture, pour créer une association à but non lucratif, loi de 1901, puis auprès de la Fédération Française de Bridge.


Tous les amis sollicités se montrent enthousiastes et coopératifs. Le premier conseil d’administration voit le jour. Certains noms me reviennent en mémoire : Armelle, présidente, bien sûr, et secrétaire, Hervé de Bonnefoy, trésorier, Christian de Beaulieu, Yvonne Peigney, Alix de Vilmarest, d’autres que j’oublie.

Et en octobre 1984, avant même que les statuts ne soient déposés – ils le seront le 23 janvier 1985 –, on décide d’inaugurer le club : les mardis à 20 h 30, mercredi et vendredi à 14 h. Hubert arbitre, Armelle tope. Bien sûr, il a fallu se procurer tables, chaises, cartes, etc. Tous les amis avancent les fonds, qui, incroyable, seront remboursés en quelques mois. Je revois Hervé, toujours souriant et débonnaire derrière sa pipe, distribuant ses chèques avec un plaisir non dissimulé, car le succès du club est immédiat. De six tables, nous passons à dix, douze, et plus encore. Armelle, présente à chaque tournoi, accueille avec joie toutes les nouvelles inscriptions. La salle est superbe ; à l’époque le stationnement n’est pas un problème.

Chaque mardi soir, un dîner rapide est proposé. Dès le départ, l’ambiance se veut amicale et chaleureuse. Même les bébés sages sont admis dans leur couffin.

 

Tout le monde contribue aux différentes tâches : les hommes exécutent les bricolages nécessaires, les femmes cuisinent avec entrain pour égayer les nombreuses occasions de faire plus ample connaissance – galette des rois, adieux avant l’été, retrouvailles à l’automne, etc.

Le premier anniversaire du CVB est l’occasion d’un tournoi suivi d’un dîner de 50 couverts. Nicole de Monval et moi filons à Auchan acheter assiettes, verres, couverts, qui serviront souvent.


L’année suivante réunira déjà 100 joueurs.


Puis, pour aider l’Ordre de Malte, les membres du Club et ceux de l’Ordre se retrouvent lors d’un grand tournoi suivi lui aussi d’un dîner, qui deviendra annuel jusqu’en 2012, date à laquelle nous quitterons les locaux. Il réunira jusqu’à 200 personnes et le dîner sera longtemps confectionné « maison ».

Festivites_malte


Plus sérieusement, Armelle tient à ce que le niveau des joueurs progresse. Elle nous incite à participer aux différentes compétitions organisées par la FFB. Comme notre salle est très commode, le comité du Val de Seine, qui n’a pas encore construit ses locaux de Feucherolles, profite souvent des nôtres. Nous nous prenons au jeu et parcourons des kilomètres pour disputer des finales jusqu’à Rouen, Montmorency, Beauvais, Cognac... Les succès sont célébrés, les classements grimpent. Nous gagnons bientôt la réputation d’être un club d’un bon niveau.


Bien sûr, il devient urgent de seconder Hubert dans sa responsabilité d’arbitre. Plusieurs membres passent l’examen d’arbitrage, fonction qui restera toujours bénévole, comme d’ailleurs toutes les autres. Philippe Lafont me rappelle qu’à l’époque, le topage se fait à la main, les duplications aussi, ce qui demande des heures de travail. L’ordinateur, heureusement, viendra petit à petit accélérer leur tâche, qui, depuis les ​bridgemates​, est devenue ultra rapide. J’ai une pensée pour la charmante Liliane Prudhomme, qui organise les premiers ​Patton – très appréciés à l’époque ; moins maintenant, hélas, nul ne sait pourquoi.

Une bibliothèque, enfin, voit le jour, sous la houlette de Nicole Pons, qui s’en occupera quelque vingt ans.

Catherine de Barrau

Et sept années passent à la vitesse de l’éclair. L’ambiance est toujours aussi chaleureuse. Le club atteint sa vitesse de croisière, quand... coup de tonnerre: en 1992, Armelle démissionne.


Notre chance est qu’alors, ce club soit bien structuré et que ses membres se sentent très impliqués dans sa bonne marche depuis sa création. Il se trouvera toujours un successeur à Armelle pour reprendre le flambeau avec talent, tout en ayant à cœur de conserver cet esprit d’équipe, ce dynamisme sans lequel toute institution s’étiole.


En novembre 1992 donc, Catherine de Barrau est élue présidente et le restera six ans d’abord, puis quatre ans de 2003 à 2007. Son premier souci est d’ouvrir l’école de bridge que tout le monde réclame. Elle passe donc elle-même le monitorat en mars 1994 et me demande de l’imiter, ce que je fais au mois d’août.


En octobre, nous ouvrons ensemble cette école le jeudi matin dans nos locaux et donnons nos cours à tour de rôle – le cursus de l’Université de Bridge est de trois ans.

Puis Nicole Pons passe le monitorat et quelques autres prennent le relais. Cette école, toujours très appréciée, s’est même enrichie depuis de cours du soir destinés aux jeunes actifs.

Aujourd’hui, succédant à Norbert Lebelly, Alain Lévy lui-même y dispense ses cours de compétition.

Notre école est labellisée par la FFB depuis 2017.


Sous l’impulsion de nouvelles arrivées, des activités amusantes comme le Méli-Mélo sont proposées.

Jean Francois Tassart À Catherine succède en 1998 Hubert de Monval pour un an, puis Jean-François Tassart reprend le flambeau en novembre 1999 pour le rendre à  Hubert en novembre 2002 et de nouveau à Catherine en 2003. Cette présidence est une lourde tâche, que les uns et les autres ne consentent à assumer que grâce aux merveilleuses équipes qui les assistent ; mais ils aiment aussi se relayer pour se reposer.

En 2003, le Club compte 314 membres et 40 élèves.

Au mois de novembre, voilà donc de nouveau Catherine de Barrau présidente. Déjà chargée depuis quelque temps de la communication et de la promotion du bridge en tenant un stand au Forum des Associations de Versailles, elle garde des contacts avec la Mairie, ce qui nous sera bien utile par la suite.

En 2006, la loi EVIN vient nous débarrasser des nuages de fumée qui descendaient lentement du plafond au cours de l’après midi, piquant le nez et la gorge des joueurs. Les grands fumeurs jurent alors qu’il ne leur sera plus possible de jouer sans leur cigarette. Ils se défoulèrent sur le palier pendant quelque temps, et finirent par oublier drogue et serment.

En février 2005, on fête les vingt ans officiels du Club dans une salle fleurie et comble. Le champagne coule à flot.

 2009 Buffet Malte

 

SYLVIE 2

En 2007, Sylvie Bigot succède à Catherine. Elle remet en route et arbitre le tournoi du soir, abandonné depuis longtemps, et désormais resté très fréquenté, puis modernise les outils informatiques.


Elle met sur pied un premier Marathon. Il rencontre une participation record, qu’elle avoue modestement devoir peut-être au foie gras, champagne et autres raisons alléchantes ayant accompagné son lancement. Rassurons-la, ce Marathon a été suivi de bien d’autres, dont les gagnants s’avèrent souvent être les plus résistants physiquement.


Sylvie pressent que M. d’Orgeval, alors président de l’Ordre de Malte des Yvelines, avec qui nos rapports n’ont jamais connu le moindre problème, se verra bientôt dans l’obligation de renoncer à cette grande salle, dont il n’a plus l’utilité, et devra nous congédier.

En décembre 2010, Sylvie laisse la main à Didier Audebaud. Peaufiner encore la communication entre le CVB et ses membres est son premier souci, et il met en place un mail mensuel d’information qui reste toujours très apprécié puis tente une nouvelle fois d’introduire un joker ; ce sera encore un échec. En février 2012, il reçoit un beau jour la lettre tant attendue et redoutée de l’Ordre de Malte nous donnant congé. Nos relations avec la Mairie s’avèrent alors très efficaces. On nous loue deux salles de classe au rez-de-chaussée de la Maison des Associations, place de Touraine.


Premier déménagement donc ; toutes les bonnes volontés sont mises à contribution. Tables, chaises, matériel de bureau, archives : tout est embarqué avec entrain. Et ce n’est qu’une répétition. Car bien vite, la Mairie nous procure un local bien plus pratique aux Matelots.


La fine équipe se remet au travail, et c’est avec un soulagement mitigé que nous découvrons cette belle salle dotée d’un grand parking plein de nids de poule, dallée donc très froide, et dont l’environnement n’est guère engageant.

 Didier Audebaud

On s’habituera vite à tout, même à l’éloignement de Versailles, car on y est très bien. Le seul vrai inconvénient est l’obligation qui nous est faite de ranger tables et chaises tous les soirs pour laisser la place aux autres associations. Chacun s’y met donc comme d’habitude, quoique bien sûr ce soient toujours les mêmes qui font le gros travail. Très vite, Didier commandera de grands chariots verts très astucieux, qui faciliteront le rangement.


Nous sommes heureux de recevoir pour la première fois en 2013 la visite du Maire de Versailles, accompagné de Sylvie Piganeau, une de ses adjointes, et de pouvoir les remercier de vive voix.

Surnommés depuis toujours « Club de Malte », nous devenons désormais « Les Matelots », ce qui nous rajeunit.

Les bridgemates font leur apparition, accueillis aussi fraîchement que rapidement adoptés.


Puis en janvier 2014, à nouveau nous sommes virés. Mais désormais, Didier et le Bureau sont rodés. Direction École Médéric, rue Saint-Médéric, en attendant sa démolition. Une succession de petites salles très incommodes pour l’arbitrage, mais ce n’est que provisoire.

 

GTV histoire club

Pour notre renommée et le rayonnement de Versailles, le premier Grand Tournoi de Versailles est créé dans les salons de l’Hôtel de Ville. Tournoi ouvert à tous, doté de nombreux prix, c’est un grand succès, on se bouscule.


Ce tournoi devient annuel. Dès la deuxième année, il y aura 67 tables, 72 tables la troisième, c’est maintenant le tournoi de club le plus important du Comité du Val de Seine.

Un quatrième déménagement nous ramène place de Touraine. Didier et le Bureau, qui ne manquent pas d’idées, inventent un challenge de régularité trois vendredis sur quatre, le quatrième étant réservé à la dégustation d’un vin fin, organisé par Yvan Clerc. Ce challenge donne des points aux trois vainqueurs de chaque tournoi, et ces points sont convertis en lots.


Enfin, cinquième déménagement en deux ans, nous retrouvons avec soulagement les Matelots et son parking boueux, son sol glacé. Pas de panique : le parking sera bientôt retapé, le chauffage amélioré, l’éclairage renforcé, la machine à café remplacée.


Des téléviseurs timers sont posés, les voisins sont calmes, les rangements journaliers ne sont plus obligatoires et l’éloignement de Versailles est oublié, car la route est facile et le covoiturage fonctionne très bien.


Dans cette euphorie, nous invitons M. de Mazières, Patrick Grenthe, président de la FFB, et Christian Padra, président du Comité du Val de Seine, à venir célébrer avec nous notre trentième anniversaire dans la liesse.

30 ans du club discours 2

 

Avec 388 licenciés plus 60 membres en extension, nous sommes devenus le plus grand club du Val de Seine.

 

Une nouvelle idée jaillit encore du Bureau. Un barbecue par un beau samedi ensoleillé dans le jardin, si j’ose baptiser ainsi nos quelques mètres carrés de gravillons. Les cuisiniers déploient leurs talents.


Le tournoi qui suit est très gai. On recommencera l’an prochain.

2015 BARBECUE


Didier désire maintenant se retirer, après sept années d’une présidence mouvementée ayant mis son énergie à rude épreuve, mais émaillées aussi d’anecdotes amusantes : avoir arpenté les rues de Porchefontaine en compagnie d’une dizaine d’amis pour retrouver la petite voiture rouge de Marcel Blache égarée dans ce labyrinthe. Il est vrai qu’à cette époque, il faut tourner longtemps pour trouver une place où stationner. Marcel ne sera pas le seul à connaître cette mésaventure.

Quelque temps après, appel de Michel Bru à 22h30, lui demandant comment sortir du Club. Un arbitre l’a enfermé par inadvertance, or il se trouve que passer la nuit là-bas ne le tente pas vraiment.

Des histoires semblables, tous les présidents pourraient en raconter. Catherine, elle, soucieuse des deniers du Club, se souvient d’avoir, avec quatre ménages, entrepris la réfection complète de 50 tables dans la chaleur de l’été caniculaire de 2003.

 

2019 France

Donc France Sauquet succède à Didier en 2018. Elle relève le défi du joker, mais seulement pour les tournois des jeudis après-midi et soir, introduit les dîners-bridge du jeudi ouverts à tous avec paëlla et couscous.


Puis elle distribue des badges nominatifs à porter obligatoirement. 
Personnellement, je les apprécie, car j’avoue à ma grande honte ne pas connaître encore certains noms de joueurs que je rencontre avec plaisir depuis des dizaines d’années.

Lancement d’un nouveau site en février 2019, d’un tournoi mensuel le samedi après-midi, de parties libres, développement du bénévolat, initiation scolaire à Blanche de Castille et au Sacré-Cœur : les idées foisonnent.


Élisabeth Vialard-Goudou nous propose des places pour le théâtre Montansier. Quelle bonne idée !

En 2019, nous comptons 475 adhérents, dont treize accèdent à des finales nationales.


Et voici France confrontée à un nouveau déménagement, cette fois très brutal. Réquisitionnés à 10 heures le lundi 2 décembre, nos locaux doivent être vidés le soir même. Et ils le seront ! La Mairie, compréhensive, met à notre disposition camionnettes et main-d’œuvre, qui nous conduisent à la Salle des Archives, vidée pour nous.

Nous voici installés 1, avenue de Paris, pas mal du tout. Murs superbes, emplacement très commode mais parking payant. Une fois de plus, tout le monde s’adapte rapidement, bien heureux d’avoir trouvé un point de chute.


Dès le mercredi 4, la vie reprend au Club, partiellement d’abord, puis complètement, dès que nous pouvons disposer de la Rotonde le jeudi soir et quelques samedis.

 

Le 3 mars 2020, la pandémie du Covid-19 s’annonce. Le Grand Tournoi de Versailles est annulé, le CVB ferme ses portes le vendredi 13 mars à 13 heures, à la consternation générale.


France n’abandonne toutefois pas ses troupes. Elle met en ligne un concours d’enchères, des donnes commentées, les cours d’Alain Lévy, organise des tournois privés sur Funbridge et BBO. Elle contacte par téléphone les uns et les autres pour prendre de leurs nouvelles. Une solidarité tout à fait exceptionnelle naît entre les joueurs confinés : courses pour aider les plus âgés, coups de fil fréquents, le téléphone arabe circule. L’amitié forgée au Club rayonne. Armelle serait fière qu’au-delà de l’amour du bridge, elle ait réussi à susciter tant d’affection entre joueurs, et cela grâce à toutes ces activités bridgesques et non bridgesques qui nous ont rapprochées.


Grâce à elle bien sûr, mais surtout, depuis tant d’années, grâce aux remarquables présidents qui lui ont succédé, sans ménager leur temps et leurs talents, entourés de bureaux dévoués, efficaces, assumant toutes les tâches plus ou moins ingrates ou obscures. Je pense aux « accueillants », à leur inaltérable sourire – malgré l’indifférence décourageante de certains – qui nous reçoivent à chaque séance, aux fidèles arbitres, dont la présence est indispensable et demande patience et compréhension, aux fées du logis dont les talents sont si souvent mis à contribution, aux trésoriers, aux responsables des compétitions, aux « gros bras », sollicités sans relâche pendant toutes ces années : transport, peinture, entretien, bricolage, fermeture des portes et volets, mille tâches leur incombent ; et à toutes les autres bonnes volontés. À mon grand regret, j’ai dû renoncer à citer des noms, tant ce serait désobligeant pour ceux que j’oublierais. Une exception toutefois pour Bernard Pantin, l’abeille du Club.

Le CVB va bientôt ouvrir à nouveau. Ce sera une grande joie de nous retrouver tous autour des tables de bridge. Et une bonne occasion, sans doute, de fêter dignement nos retrouvailles !

Le 9 janvier 2021, l’Assemblée Générale du CVB se tient par visioconférence. Il faudra encore attendre un temps incertain pour nous retrouver autour des tables de bridge  et  fêter  nos retrouvailles. 

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